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Histoirenoire992

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Frantz Omar Fanon.

Frantz Omar Fanon.
 
Née le 20 juillet 1925 à Fort-de-France et mort le 6 décembre 1961 à Bethesda (Washington DC, USA), est un psychiatre et essayiste français martiniquais et algérien. Il est l'un des fondateurs du courant de pensée tiers-mondiste. « Comment guérir le colonisé de son aliénation ? » Telle est la question à laquelle n'aura cesse de répondre ce penseur engagé: durant toute sa vie, il cherche à analyser les conséquences psychologiques de la colonisation à la fois sur le colon et sur le colonisé. Dans ses livres les plus connus, il analyse le processus de décolonisation sous les angles sociologique, philosophique et psychiatrique. Il a également écrit des articles importants dans sa discipline : la psychiatrie. Frantz Fanon, né à Fort-de-France en Martinique, est le cinquième enfant d'une famille mulâtre comptant huit personnes. Il reçoit son éducation au Lycée Victor-Schoelcher de Fort-de-France où Aimé Césaire enseigne à l'époque. En 1943, il s'engage dans l'armée régulière après le ralliement des Antilles françaises au général de Gaulle. Combattant avec l'armée française du général De Lattre de Tassigny, il est blessé dans les Vosges. Parti se battre pour un idéal, il est confronté à « la discrimination ethnique, à des nationalismes au petit pied ». Après son retour en Martinique, où il passe le baccalauréat, il revient en France métropolitaine. Ayant reçu une citation par le Général Salan, il obtient une bourse d'enseignement supérieur à titre d'ancien combattant, ce qui lui permet de faire des études de médecine, tout en suivant des leçons de philosophie et de psychologie à l'Université de Lyon, notamment celles de Maurice Merleau-Ponty. De son expérience de noir minoritaire au sein de la société française, il rédige «Peau noire, masques blancs», dénonciation du racisme et de la « colonisation linguistique » dont il est l'une des victimes en Martinique. Mais ce livre est mal perçu à sa publication en 1952. Frantz Fanon évoquera à de multiples reprises le racisme dont il se sent victime dans les milieux intellectuels parisiens, affirmant ainsi « le sud américain est pour le nègre un doux pays à côté des cafés de Saint-Germain ». En 1953, il devient médecin-chef d'une division de l'hôpital psychiatrique de Blida-Joinville en Algérie et y introduit des méthodes modernes de « sociothérapie » ou « psychothérapie institutionnelle », qu'il adapte à la culture des patients musulmans algériens ; ce travail sera explicité dans la thèse de son élève Jacques Azoulay. Il entreprend ensuite, avec ses internes, une exploration des mythes et rites traditionnels de la culture algérienne. Sa volonté de désaliénation et décolonisation du milieu psychiatrique algérien s'oppose de front aux thèses de l'École d'Alger d'Antoine Porot: « Hâbleur, menteur, voleur et fainéant le nord-africain musulman se définit comme un débile hystérique, sujet de surcroît, à des impulsions homicides imprévisibles. L'indigène nord-africain, dont le cortex cérébal est peu évolué, est un être primitif dont la vie essentiellement végétative et instinctive est surtout réglée par le diencéphale. L'Algérien n'a pas de cortex, ou, pour être plus précis, il est dominé, comme chez les vertébrés inférieurs, par l'activité du diencéphale.» Pour Fanon, c'est bien plutôt la colonisation qui entraîne une dépersonnalisation, qui fait de l'homme colonisé un être « infantilisé, opprimé, rejeté, déshumanisé, acculturé, aliéné », propre à être pris en charge par l'autorité colonisatrice. La première chose que l'indigène apprend, c'est à rester à sa place, à ne pas dépasser les limites ; c'est pourquoi les rêves de l'indigène sont des rêves musculaires, des rêves d'action, des rêves agressifs. Je rêve que je saute, que je nage, que je cours, que je grimpe. Je rêve que j'éclate de rire, que je franchis le fleuve d'une enjambée, que je suis poursuivi par une meute de voitures qui ne me rattrapent jamais. Pendant la colonisation, le colonisé n'arrête pas de se libérer entre neuf heures du soir et six heures du matin. Cette agressivité sédimentée dans ses muscles, le colonisé va d'abord la manifester contre les siens. C'est la période où les nègres se bouffent entre eux et où les policiers, les juges d'instruction ne savent plus où donner de la tête devant l'étonnante criminalité nord-africaine. (Fanon, 1961, p. 53-54) Dès le début de la guerre d'Algérie, en 1954, il s'engage auprès de la résistance nationaliste et noue des contacts avec certains officiers de l'Armée de libération nationale ainsi qu'avec la direction politique du FLN, Abane Ramdane et Benyoucef Benkhedda en particulier. Il remet au gouverneur Robert Lacoste sa démission de médecin-chef de l'hôpital de Blida-Joinville en novembre 1956 puis est expulsé d'Algérie en janvier 1957. Il rejoint le FLN à Tunis, où il collabore à l'organe central de presse du FLN, El Moudjahid. En 1959, il fait partie de la délégation algérienne au congrès panafricain d'Accra; il publie la même année L'An V de la révolution algérienne publié par François Maspero. En mars 1960, il est nommé ambassadeur du Gouvernement provisoire de la République algérienne au Ghana. Il échappe durant cette période à plusieurs attentats au Maroc et en Italie. Il entame à la même époque l'étude du Coran, sans pour autant se convertir (la mort ne lui en laissera pas le temps). Se sachant atteint d'une leucémie, il se retire à Washington pour écrire son dernier ouvrage «Les Damnés de la Terre». Il meurt le 6 décembre 1961 à l'âge de 36 ans, quelques mois avant l'indépendance algérienne ; sa dépouille est inhumée au cimetière des « Chouhadas » (cimetière des martyrs de la guerre) près de la frontière algéro-tunisienne, dans la commune d'Aïn Kerma (wilaya d'El-Tarf). Il laisse derrière lui son épouse, Marie-Josèphe Dublé, dite Josie (morte le 13 juillet 1989 et inhumée au cimetière d'El Kettar au c½ur d'Alger), et deux enfants : Olivier né en 1955 et Mireille qui épousera Bernard Mendès-France (fils de Pierre Mendès France). En hommage à son travail en psychiatrie et à son sacrifice pour la cause algérienne, l'hôpital de Blida-Joinville où il a travaillé porte désormais son nom. Selon sa biographe, Alice Cherki Fanon devient en France «le pays pour lequel la guerre d'Algérie n'a pas eu lieu», «un philosophe maudit». Il est occulté pour sa condamnation radicale du colonialisme français : «En redonnant à la colonie son rôle dans la construction de la nation, de l'identité nationale et de la république françaises, Fanon fait apparaitre comment la notion de «race» n'est pas extérieure au corps républicain et comment elle le hante .». En dévoilant le clivage racial au fondement du système colonial, Fanon gêne le républicanisme d'une France qui se dit indifférente aux différences mais qui, dans son propre empire colonial a dénié des droits à des populations au motif de leur «race» dite inférieure Frantz Fanon est devenu un maître à penser pour de nombreux intellectuels du tiers-monde. Son livre le plus connu est Les Damnés de la terre, manifeste pour la lutte anticoloniale et l'émancipation du tiers-monde. Cet ouvrage et, peut-être plus encore, la préface écrite par Jean-Paul Sartre, ont été perçus rétrospectivement comme fondateurs de la critique tiers-mondiste Il a inspiré des mouvements de libération en Afrique ou encore le Black Panther Party aux États-Unis. Aujourd'hui encore, Frantz Fanon est revisité par de nombreux auteurs; le courant des critiques post-coloniales a notamment initié une relecture de l'auteur martiniquais. Edward Saïd, dans Culture et impérialisme, a très souvent repris les écrits de Fanon. D'autres auteurs contemporains se sont intéressés à son ½uvre, comme Stuart Hall, Homi Bhabha et Judith Butler, et en particulier à Peau noire, masques blancs. Des représentants de la scène dite du "rap de fils d'immigrés" tels Casey ou La Rumeur, dont les textes sont centrés sur la dénonciation de la colonisation, font référence à Fanon et à son ½uvre, parfois ouvertement comme dans le titre "Nature Morte" de La Rumeur. On peut ainsi voir sur la pochette du street-cd Nord Sud Est Ouest du rappeur Ekoué une réédition du livre Les Damnés de la Terre. Son livre Peau noire, masques blancs contient une critique de l'ouvrage Psychologie de la colonisation d'Octave Mannoni. Frantz Fanon qui adopte une attitude d'observateur extérieur au système colonial n'admet pas l'analyse psychologique de Mannoni. En particulier l'élaboration du "complexe de Prospero" du colonisateur lui parait "non fondée". Les philosophes multiculturalistes (Charles Taylor, Will Kymlicka) ont plusieurs fois affirmé dans leur article s'inspirer des travaux de Fanon, précurseur du multiculturalisme. Claude Lanzmann dans son livre Le Lièvre de Patagonie raconte sur de nombreuses pages sa rencontre avec Fanon et comment celle-ci a été la plus marquante de sa vie. C'est lui qui le présentera ensuite à Sartre. En 2001, un film biographique, Frantz Fanon, une vie, un combat, une ½uvre retrace son parcours.
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#Posté le mardi 15 mai 2012 06:15

Franz Fanon- Conférence: Racisme et Culture.

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Il avait tout pigé pour lutter contre l'oppression de la race blanche.
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#Posté le mardi 15 mai 2012 06:10

L'émission (Initiative Africa) présente Serge Diantantu.

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Qu'il est bon de lire et d'enseigner à nos enfants l'histoire des noirs car c'est notre héritage et nous devons s'en cultivé afin que la nouvelle génération soit fructifier de nos racines ancestrale.

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#Posté le jeudi 03 mai 2012 06:53

Félix-Roland Moumié.

Félix-Roland Moumié.
 
Née en le 1er novembre 1925 non-loin de Foumban et mort empoisonné par la France à Genève le 3 novembre 1960, est un médecin et homme politique camerounais.
Moumié est une des grandes figures de la lutte pour l'indépendance du Cameroun. Il succède à Ruben Um Nyobe comme tête de file de lutte pour l'indépendance du Cameroun. Il a été officiellement proclamé héros national par la loi du 16 janvier 1991 de l'Assemblée nationale du Cameroun.
 
Félix-Roland Moumié est né en 1925 à l'hôpital protestant de Njissé à Foumban, de Samuel Mekou Moumié évangéliste à la mission protestante et de Suzanne Mvuh. Il commence études primaires à l'école de Bandjo, les poursuit l'école protestante de Njissé, puis à l'école publique de Bafoussam (CMI), et les achève à l'école régionale de Dschang (CMII) où il obtient avec brio le certificat d'études primaires.
En 1941, il est reçu au concours d'entrée à l'École Supérieure Édouard Renard de Brazzaville. Élève très brillant, il poursuit ses études en s'orientant dans la médecine en s'inscrivant à l'école professionnelle William Ponty à Dakar en 1945. Il retourne au Cameroun en 1947 où il entame une carrière professionnelle de chirurgien.
 
Le 22 juillet 1950, Moumié épouse Marthe Ekemeyong. Ils auront deux filles : Annie Jecky Berthe Moumié née à Bibia (Lolodorf) le 26 mai 1949 et Hélène Jeanne Moumié dite Mekoué début janvier 1951 à Enongal.
 
À son retour au Cameroun en 1947, le médecin Moumié est affecté à Kribi, ville côtière de la région du Sud. C'est dans cette ville qu'il va rencontrer pour la première fois Ruben Um Nyobe. En effet en 1948, Ruben Um Nyobe de retour de la conférence du Rassemblement démocratique africain (RDA), avait pu obtenir de monsieur Darbousier, ancien professeur du docteur Moumié, une lettre de recommandation. L'objectif de Um était clair : faire de ce jeune médecin un membre de l'UPC. Les deux hommes se rencontrent et échangent longuement. Ils discutent de tous les sujets préoccupants, et Moumié adhère à l'UPC. Cette visite constituera le début d'une brillante carrière politique.
 
En 1948 Moumié est muté pour l'hôpital de Lolordof, ville du sud du pays. Il dirigera ensuite cet hôpital pendant 2 ans. En avril 1950, il sera élu vice-président de l'UPC lors du congrès de Dschang, puis plus tard la même année vice-président de la conférence des partisans pour la paix. Face à ce militantisme grandissant, l'autorité française réagit. Il sera tour à tour envoyé dans les Villes de Bétaré-Oya dans la région de l'est du pays, puis Mora et Maroua dans la région de l'Extrême-Nord. Ces affectations disciplinaires, malheureusement pour les français, n'auront pas l'effet escompté. Partout où il passe, Moumié introduit l'UPC et parle de patriote et d'anticolonialisme. Ainsi les Baya de Bétaré-Oya et une partie de la population du nord Cameroun rejoignent les rangs de l'UPC.
Mais Tout ceci ne se fait pas sans heurt. En effet Félix-Roland Moumié doit faire face à la méfiance et parfois même à la haine des Lamibé, les chefs traditionnels du nord Cameroun. Le lamido Yaya Dahirou ira même jusqu'à attenter à sa vie. Moumié est également l'objet d'une surveillance étroite des autorités françaises locales. Guy Georgy, l'administrateur français qui dirigeait la région du Diamaré avoue qu'il contrait systématiquement toutes les actions de Moumié en usant du viol de correspondance, de perquisitions illégales, de surveillance à la jumelle de domicile Moumié et de tentatives de corruption.
En 1952, Moumié sera élu président de l'UPC lors du congrès d'Éséka (le deuxième du parti), malgré son absence lors du scrutin pour des raisons professionnelles. Une brillante campagne dont le slogan était « Résolution des problèmes fonciers, l'encouragement des cultures de rente, la revitalisation de l'art bamoun », ne lui permettra pas de gagner de siège à l'Assemblée territoriale du Cameroun (ATCAM) contre le roi Bamoun.
En 1954, la lutte se poursuit. Ruben Um Nyobe est invité à s'exprimer aux Nations unies le 24 et 25 novembre 1955. Cette intervention soulève beaucoup de questions et a pour effet la création d'une mission de visite au Cameroun. La réaction française est immédiate : Roland Pré, gouverneur français d'outre-mer, est nommé nouveau haut-commissaire au Cameroun et il sera installé dans ses nouvelles fonctions le 2 décembre 1955. L'objectif français semble de briser l'UPC quel qu'en soit le prix. Pour mener à bien sa tâche, Pré décide de garder un ½il sur tous les leaders du parti, en les regroupant tous dans la ville de Douala. C'est ainsi que le 23 janvier 1955 Moumié est muté dans la ville de Douala pour exercer à l'hôpital Laquitinie. C'est dans cette ville que sa carrière politique prendra un tournant décisif.
 
Deux élèvements majeurs vont conduire le Cameroun à l'un des plus grands si ce n'est le plus grand massacre de tous les temps de son histoire :
Le 9 février 1955 Roland Pré publie un texte de loi selon lequel « droit est donné à toute autorité, de requérir la force publique pour disperser toute réunion suspecte de plus de deux personnes ».Le 22 mai 1955, Après avoir signé un texte exigeant la fin du régime de tutelle et demandant l'indépendance immédiate du Cameroun, l'UPC adopte l'emblème national « crabe noir sur fond rouge » au cours d'un meeting.La population camerounaise se mobilise pratiquement sur tout l'étendue du territoire.
Mercredi 25 mai 1955, Roland Pré fait une conférences de presse pour attaquer l'UPC. Moumié contre-attaque en organisant un meeting pour démentir les propos de Roland Pré. La foule est nombreuse. L'armée coloniale française décide d'intervenir et l'irréparable se produit. On ouvre le feu sur les militants alors que ceux-ci ne sont pas armés. Les conséquences seront dramatiques : on dénombre plus de 1 000 morts pour le seul quartier de New-Bell alors fief de l'UPC. Plusieurs villes sont concernées par cette répression sanglante qui se poursuivra jusqu'au 30 mai 1955 : Douala, Yaoundé, Nkongsamba, Mbanga, Loum, Manjo, Mombo, Ngambe, Edéa, Eseka, Bafoussam, Obala... Aucun bilan officiel n'a jamais, mais [c=green]certaines sources parlent de 5 000 morts sur tout le Cameroun.
Suite à la réprobation nationale et internationale de ce massacre, le parlement français crée une commission d'enquête dont le rapport n'a jamais été rendu public. Cependant, le 13 juillet 1955, l'UPC, de l'Union démocratique des femmes camerounaises (UDEFEC) et de la Jeunesse démocratique du Cameroun (JDC) sont interdits au Cameroun. Le siège de l'UPC est saccagé. On procède à de nombreuses arrestation et les principaux dirigeants s'enfuient. Ruben Um Nyobe passe dans la clandestinité, Moumié traverse d'abord le Moungo pour rejoindre le Cameroun britannique où il s'installera pour deux ans.
Il ira ensuite en Égypte où il sera accueilli par le président de la république Gamal Nasser, au Ghana et en Guinée où il sera accueilli à Conakry par le président de le république Ahmed Sékou Touré.
 
En 1955, après la traversée du Moungo, Moumié pose ses valises dans le Cameroun britannique. Ses talents de militants et de meneurs d'hommes sont très rapidement mis à contribution. En effet, il participe activement à la vie politique dans cette partie du Cameroun en martelant sans cesse « indépendance et réunification du Cameroun ». Plusieurs comités centraux sont créés (on en comptera 21 en 1957). Il participe également à la création du « One Kamerun » avec Abel Kinge, Ernest Ouandié, et plusieurs autres, mouvement à la tête duquel est placé Winston Ndeh Ntumazah.
Cependant, les français ne relâchent pas l'étreinte. Le 14 août 1956, un commando français part de la base militaire de Koutaba située dans le département du Noun de la région de l'ouest du Cameroun, avec pour mission d'assassiner Moumié. Pour une raison inexpliquée, cette tentative échoue. En représailles, les bureaux de l'UPC à Bamenda sont saccagés. Plusieurs coups de feu sont entendus non loin des domiciles des dirigeants du parti.
Le 30 mai 1957, l'UPC est officiellement déclarée illégale dans le Cameroun britannique. Jusqu'à aujourd'hui, on ne sait toujours pas ce qui a motivé cette décision des britanniques. Étaient-ils contre l'UPC ? Ont-ils subi des pressions de la part des Français ? Ou alors comme l'évoque Nde Ntumazah, voulaient-ils protéger les leaders de l'UPC ?
Quelles que soient leurs motivations réelles, ils ont arrêtés les dirigeants de l'UPC et le 7 juillet 1957, les ont déportés au Soudan où ils ont été détenus pendant 10 jours.
 
William Bechtel "honorable correspondant" du SDECE, les services secrets français, est envoyé à Genève pour assassiner Félix Moumié. Il se fait passer pour un journaliste et invite Félix-Roland au Restaurant du Plat-d'Argent dans la Vieille-Ville où il empoisonne Moumié avec du thallium (mort aux rats). Celui-ci est déclaré mort le 3 novembre 1960 à 19H10. William Bechtel a bénéficié d'un non lieu a son procès 20 ans plus tard.
 
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#Posté le mardi 24 avril 2012 07:16

1er partie. L'assassinat de Félix Moumié.

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